Les corpus d’images

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DHNord2019 "Corpus et archives numériques"
Retrouvez le programme du colloque : https://www.meshs.fr/page/dhnord2019

 




Les corpus d'images

Modération: Laurence FAVIER (Université de Lille)

Un océan d'images : établir un catalogue raisonné d'estampes à l'ère du numérique

par Johanna DANIEL (Université Lumière Lyon 2)

En s’appuyant sur une expérience en cours – la constitution d’un catalogue raisonné numérique de plusieurs milliers d’estampes dans le cadre d’une thèse – cette communication portera sur les interactions entre les historiens de l’art et les institutions patrimoniales détentrices du matériau mobilisé dans le cadre de la recherche. La mise en ligne des collections patrimoniales permet aujourd’hui une récupération et un traitement automatisés d’importantes quantités de données et d’images numérisées.

Bien que s’inscrivant dans une démarche de recherche scientifique, ces nouvelles façons de constituer un corpus à l’aide d’outils numériques peuvent susciter des inquiétudes chez les agents des institutions propriétaires des originaux (« avez-vous le droit de récupérer nos données ? », « qu’allez-vous faire de nos images ? »). Des blocages peuvent alors survenir compliquant un traitement computationnel du matériau.

Pour le chercheur, travailler à partir de données produites par des professionnels de l’information (ici en bibliothèques et en musées) nécessite de connaître et de comprendre leurs pratiques métiers spécifiques, parfois éloignées de celles du monde universitaire. Comment travailler ensemble sur un matériau commun à l’heure du numérique ? Comment concilier des pratiques métiers parfois divergentes ? Comment rendre interopérables les données produites et enrichies de part et d’autre ? La communication esquissera quelques pistes possibles.

Le musée comme service d'information. Pour une politique des interfaces muséales

par Emmanuel CHATEAU-DUTIER (Université de Montréal)

L’ouverture des collections muséales – ou Open GLAM – suppose que les musées envisagent tant dans leurs politiques que dans leur organisation les nouvelles modalités qu’impliquent la publicisation de ces collections. Il ne s’agit pas tant ici d’évoquer les catalogues en ligne, leurs applications pour terminaux mobiles, ou les déploiements d’expositions virtuelles, mais plutôt des formes plus spécifiques à l’informatique comme la mise à disposition de jeux de données, ou la création d’interfaces programmables qui peuvent directement intéresser les historiens d’art. Comment ces diverses formes de publication offrent de nouvelles interfaces destinées à la création de services numériques et à des usages nouveaux des collections ?

Alexander Galloway, dans The Interface Effect invite non seulement à définir l’interface mais à l’interpréter (GALLOWAY 2012)1. Elles ne sont pas des objets simples ou des points de contact, mais constituent selon lui des zones autonomes d’activité. Ce ne sont pas des choses mais plutôt des processus qui effectuent un résultat, et qui racontent les forces plus larges qui les ont engendrées. Il s’agit pour lui d’une allégorie du contrôle. Avec cette communication, nous voudrions aborder les enjeux politiques qui se posent actuellement dans la mise en place de ce type d’accès qui oblige à penser le musée comme service d’information et proposer l’esquisse d’une politique des interfaces.

1 – GALLOWAY Alexander R. The Interface Effect. Polity, 2012.

Pour un regard à 360 degrés des corpus visuels : pratiques de mise à disposition et de réutilisation

par Antoine COURTIN (Responsable de la cellule d'Ingénierie documentaire à l'Institut National d'Histoire de l'art (INHA) - Maître de conférences associé à l'université Paris Nanterre)

À l’heure de la multiplication des plateformes mettant à disposition des services de mise en ligne de contenus numérisés, il nous semble pertinent d’analyser les principales options et problématiques devant lesquelles tout acteur (des GLAM jusqu’à l’amateur en passant par les laboratoires de recherche) est confronté lors d’un projet de mise en ligne de corpus numérisés.

Ainsi, faudrait-il développer sa propre plateforme ad hoc ; utiliser des plateformes open source sur ses propres serveurs ; utiliser des solutions liées à des prestataires, des services d’institutions culturelles ; déporter la publication en utilisant des services tiers – qu’ils soient liés au monde du libre (Wikimedia Commons, Internet Archives, MediaHAL) ou plus opaques (flickR, Google Art & Culture). Ou finalement la question n’est-elle pas – au-delà de l’outil utilisé – de promouvoir un cadre permettant la fourniture de corpus numérisés et de métadonnées associées, riches et structurées, comme le promeut l’IIIF (International Image Interoperability Framework).

L’objectif de cette intervention sera également d’évoquer le champs des possibles ouvert par la mise à disposition de ces corpus numérisés comme à la fois un réel terrain de collaboration pour maximiser les connaissances sur les objets culturels ou encore de penser à de nouveaux modes de recherche (avec les avancées du deep learning) tout en évoquant l’éventail des réutilisations, de la médiation numérique à la création artistique.




Organisation :
Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société (MESHS)
Le colloque jouit du soutien du Conseil régional des Hauts-de-France.



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