Pseudonymie, hétéronymie et identité numérique

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LE JEU AVEC LE NOM est une tradition ancienne. Depuis Ulysse (mon nom est personne) et l'énigmatique personnage d'Homère (est-ce vraiment quelqu'un ?) aux hétéronymies de Pessoa en passant par l'expression d'un droit artistique à la pseudonymie reconnu et protégé par l'institution, il n'a pas été besoin d'attendre la révolution numérique pour se poser la question de l'identité comme élément de sens. À ceci près tout de même que le numérique apporte une nouvelle donne et change le problème : aux jeux de l'identité, il substitue ceux de l'identification. Ce qui relevait jadis de notre possibilité de jeux sémantiques relève aujourd'hui d'une nécessité d'information et de communication : puisque l'information est codée, son émetteur doit l'être avec elle. Le code est le levier de cette transformation.

La pseudonymie / hétéronymie permettait de protéger l'individu en raison de sa notoriété, des risques que lui faisaient prendre ses œuvres ou de faire entrer la fiction jusque dans la signature; le «pseudo» permet quant à lui faire émerger de la masse des données un avatar, une identité, un ID. Si la mécanique du Web rend donc nécessaire l'identification, elle n'en permet pas moins de prolonger par d'autres moyens le jeu des identités. Car qui dit identification ne dit pas identification unique.

Quels sont donc les enjeux artistiques et sociaux de ces états de fait, en termes de construction des œuvres ou des personnes ?

Intervenants : Fanny Georges (maître de conférences en sciences de la communication à l'université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Emmanuel Guez (écrivain, artiste et chargé de la recherche et des projets à l'École supérieure d'arts d'Avignon). Modération: Olivier Delannoy (enseignant de philosophie, membre du collectif Citéphilo).

 


Table ronde organisée par la MESHS et Citéphilo le mercredi 13 novembre 2013, de 18h à 20h.

LE JEU AVEC LE NOM est une tradition ancienne. Depuis Ulysse (mon nom est personne) et l'énigmatique personnage d'Homère (est-ce vraiment quelqu'un ?) aux hétéronymies de Pessoa en passant par l'expression d'un droit artistique à la pseudonymie reconnu et protégé par l'institution, il n'a pas été besoin d'attendre la révolution numérique pour se poser la question de l'identité comme élément de sens. À ceci près tout de même que le numérique apporte une nouvelle donne et change le problème : aux jeux de l'identité, il substitue ceux de l'identification. Ce qui relevait jadis de notre possibilité de jeux sémantiques relève aujourd'hui d'une nécessité d'information et de communication : puisque l'information est codée, son émetteur doit l'être avec elle. Le code est le levier de cette transformation.

La pseudonymie / hétéronymie permettait de protéger l'individu en raison de sa notoriété, des risques que lui faisaient prendre ses œuvres ou de faire entrer la fiction jusque dans la signature; le «pseudo» permet quant à lui faire émerger de la masse des données un avatar, une identité, un ID. Si la mécanique du Web rend donc nécessaire l'identification, elle n'en permet pas moins de prolonger par d'autres moyens le jeu des identités. Car qui dit identification ne dit pas identification unique.

Quels sont donc les enjeux artistiques et sociaux de ces états de fait, en termes de construction des œuvres ou des personnes ?

Intervenants : Fanny Georges (maître de conférences en sciences de la communication à l'université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Emmanuel Guez (écrivain, artiste et chargé de la recherche et des projets à l'École supérieure d'arts d'Avignon). Modération: Olivier Delannoy (enseignant de philosophie, membre du collectif Citéphilo).

Citephilo

 


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